Crise hémorroïdes que faire : soulager la douleur rapidement
Une crise hémorroïdaire impose des réflexes précis : soulager la douleur rapidement, choisir un traitement adapté et corriger les habitudes qui entretiennent l'inflammation pour éviter les récidives.
Reconnaître une crise hémorroïdaire et ses causes
Une crise hémorroïdaire apparaît quand les veines situées au niveau de l'anus et du canal anal se dilatent et s'enflamment. Cette irritation locale peut provoquer une gêne nette, parfois brutale, surtout au moment de la selle ou après un effort.

Symptômes et durée d'une crise hémorroïdaire
Dans une crise d'hémorroïdes, les signes les plus fréquents sont une douleur locale, des démangeaisons, une sensation de pesanteur et parfois un saignement rouge vif après la selle. La gêne augmente souvent au moment d'aller à la selle ou en position assise prolongée.
- Douleur anale : elle est liée au gonflement des vaisseaux du canal anal et peut s'accentuer à l'effort.
- Saignements : quelques traces de sang rouge vif peuvent apparaître sur le papier toilette ou après la selle.
- Sensation de lourdeur : elle peut toucher la région de l'anus et du rectum.
- Démangeaisons : l'irritation locale est fréquente, surtout si la zone reste humide ou sensible.
La durée d'une crise hémorroïdaire est souvent courte : 2 à 4 jours dans les formes simples, avec une amélioration progressive, spontanée ou grâce à un traitement adapté. Si les symptômes d'une crise hémorroïdaire s'installent ou reviennent souvent, il devient utile de consulter.
Quels facteurs déclenchent une crise d'hémorroïdes
La constipation reste la cause la plus fréquente : les efforts répétés à la selle augmentent la pression sur les veines de l'anus et du rectum. À l'inverse, une bonne hydratation, davantage de fibres et un rythme intestinal plus régulier constituent une alternative concrète à l'irritation répétée de la zone.
D'autres facteurs favorisent une crise hémorroïdaire : sédentarité, grossesse, accouchement, alimentation très épicée, alcool ou café chez certaines personnes. La différence se joue sur des gestes simples : éviter de rester assis trop longtemps, ne pas retarder l'envie d'aller à la selle et limiter les efforts prolongés.
La déshydratation ou certaines maladies du foie, comme la cirrhose, peuvent aussi contribuer à la congestion veineuse. Dès les premiers signes, corriger ce qui entretient la pression locale aide à soulager plus vite.
Complications et quand consulter un médecin
La thrombose hémorroïdaire correspond à la formation d'un caillot dans une hémorroïde. La douleur devient alors très vive, avec un gonflement parfois bleuté, et l'évolution peut durer de 5 à 15 jours. Le prolapsus, lui, désigne la sortie des hémorroïdes internes hors de l'orifice anal, parfois depuis le rectum.
Il faut consulter un médecin rapidement en cas de première crise avec saignement, de douleur intense, de fièvre, d'impossibilité d'aller à la selle depuis plus de 48 heures, ou si les symptômes persistent au-delà d'une semaine. Une évaluation permet d'écarter une autre cause, d'adapter le traitement et, si nécessaire, de proposer un médicament approprié.
Pour un repère fiable, les recommandations officielles sont disponibles ici : crise hémorroïdes traitement.
Soulager rapidement une crise d'hémorroïdes naturellement
Dès les premiers signes, il est possible de soulager la crise hémorroïdaire avec des gestes simples. L’objectif est clair : calmer l’inflammation, réduire la douleur et limiter les frottements sur l’anus, tout en évitant que la crise d'hémorroïdes ne s’installe.

Bain de siège et compresses froides pour les hémorroïdes
Pour soulager une crise d'hémorroïde rapidement, le bain de siège reste une base très utile. En version tiède, pendant 10 à 15 minutes, 2 à 3 fois par jour, il aide à apaiser la douleur, les démangeaisons et la sensation de brûlure. À l’inverse, l’eau froide resserre les vaisseaux et peut réduire l’enflure : la différence se joue sur la sensation recherchée et le moment de la poussée.
L’ajout de bicarbonate de soude peut renforcer l’effet apaisant. Le bain de siège hémorroïdes en plastique médical PP, au format 39 × 36 × 12 cm, s’adapte à 99 % des WC et propose trois usages : froid, chaud ou vapeur, avec buses d’évacuation intégrées pour éviter tout débordement. En complément, des compresses froides appliquées 10 à 15 minutes plusieurs fois par jour peuvent soulager la crise hémorroïdaire et faire baisser l’inflammation.
Tabouret physiologique et coussin pour réduire la pression
Lors d’une crise hémorroïdaire, la pression au moment de la selle aggrave souvent les symptômes. Face à une crise hémorroïdaire, l’un des premiers leviers consiste à mieux positionner le bassin : adopter une posture proche de l’accroupissement aide à relâcher l’évacuation et à éviter de pousser.
Le tabouret physiologique place les genoux à environ 35°, ce qui facilite le passage de la selle, réduit les efforts sur l’anus et peut limiter la constipation. En complément, le coussin anti hémorroïdes, en mousse à mémoire de forme de 43 × 36 × 7 cm, avec housse en velours douce et lavable, diminue l’appui sur la zone sensible. Au quotidien, c’est un conseil utile pour les personnes sédentaires, mais aussi pendant la grossesse.
Hygiène, alimentation et remèdes naturels efficaces
Une fois la pression mieux gérée, l’hygiène joue un rôle direct sur l’évolution de la crise. Après chaque passage à la selle, nettoyer la zone anale sans frotter permet de soulager, de limiter les démangeaisons et d’éviter d’entretenir l’inflammation. Comme évoqué pour le bain de siège, le bain de siège hémorroïdes ou un bidet portable offrent un lavage doux, bien moins irritant que le papier toilette sur une peau déjà fragilisée.
Sécher ensuite en tamponnant préserve la muqueuse. Le geste change tout.
Augmenter progressivement les fibres, via les céréales complètes, les légumineuses ou les légumes verts, rend la selle plus souple et réduit les efforts. Boire au moins 1,5 litre d’eau par jour soutient le transit et aide à éviter la constipation, facteur fréquent de crise d'hémorroïdes. En phytothérapie, le marronnier d’Inde et le fragon, à raison de 3 gélules d’extrait sec par jour pendant environ 8 jours, soutiennent la circulation veineuse; l’aloe vera et l’huile de coco peuvent soulager localement.
En complément, des vêtements en coton non serrés, des horaires réguliers pour aller à la selle, idéalement 30 à 60 minutes après le repas, et une activité physique modérée aident à prévenir la récidive.
En cas de crise plus intense, de douleur persistante ou de saignements inhabituels, ce repère externe peut compléter les conseils pratiques : crise hémorroïde traitement.
Traitement médicamenteux des hémorroïdes sans ordonnance
En complément des approches naturelles, certains médicaments disponibles en pharmacie peuvent aider à traiter les hémorroïdes pendant une poussée. Le choix dépend surtout de la zone touchée, hémorroïdes internes ou externes, et de l’intensité de la douleur, des démangeaisons ou de l’ inflammation.
Pour soulager rapidement, mieux vaut adapter la forme du traitement au symptôme dominant : une crème pour une gêne externe autour de l’ anus, des suppositoires si la crise concerne surtout les hémorroïdes internes, ou des comprimés veinotoniques en complément.
Crème, suppositoires et comprimés pour soulager la douleur
En cas de douleur hémorroïdaire, les traitements locaux sans ordonnance ont leur place. Les crèmes associent en général un anesthésique local et un agent lubrifiant : elles apaisent rapidement la douleur et les irritations externes, notamment quand les démangeaisons siègent à l’entrée de l’ anus.
À l’inverse, les suppositoires sont surtout utiles pour soulager les hémorroïdes internes, car ils agissent au contact de la muqueuse. Ceux contenant des corticoïdes relèvent d’une prescription, et leur usage doit rester bref sur conseil d’un médecin.
En complément, les veinotoniques par voie orale sont recommandés par la HAS sur 7 à 10 jours pour réduire l’ inflammation. Le paracétamol peut aussi soulager la crise, en particulier lorsque certains anti-inflammatoires sont contre-indiqués, comme pendant la grossesse.
| Forme galénique | Type d'hémorroïdes | Ordonnance requise | Durée recommandée |
| Crème hémorroïdaire | Externes | Non (sans corticoïdes) | Quelques jours |
| Suppositoires | Internes | Oui (si corticoïdes) | Quelques jours |
| Veinotoniques oraux | Internes et externes | Non | 7 à 10 jours |
| Paracétamol | Internes et externes | Non | Selon l’intensité de la douleur |
En pratique, pour une crise modérée, une crème sans corticoïdes ou des suppositoires adaptés suffisent souvent comme premier traitement hémorroïdes efficace.
Titanoréïne, ginkor fort et autres références hémorroïdaires
Parmi les références connues en pharmacie, la titanoréïne est utilisée pour apaiser les symptômes externes. Cette crème aide à soigner les irritations locales et à calmer la douleur, tandis que ginkor fort, sous forme de comprimés, soutient le tonus veineux lors d’une poussée.
La titanoréïne existe aussi en suppositoires. Elle reste ainsi une option pour les hémorroïdes internes sans prescription immédiate.
Quand consulter et envisager un traitement instrumental ou chirurgical
En cas de saignements répétés, de douleur intense, d’échec des soins locaux ou de prolapsus, la consultation s’impose : un médecin pourra confirmer qu’il s’agit bien d’ hémorroïdes internes ou externes et proposer la suite adaptée.
Si les solutions classiques ne suffisent plus à traiter les hémorroïdes, des gestes instrumentaux peuvent être réalisés par un spécialiste, souvent sans anesthésie générale, à l’aide d’un anuscope. Ligature élastique, photocoagulation infrarouge ou injections sclérosantes visent surtout les hémorroïdes internes selon leur grade.
La chirurgie, comme l’hémorroïdectomie, reste réservée aux formes sévères ou aux échecs des autres approches. Une fois la crise récidivante, demander un conseil médical permet souvent de soulager plus vite et de limiter l’aggravation.
Foire aux questions
Comment calmer rapidement une crise hémorroïdaire à domicile ?
Pour calmer rapidement une crise hémorroïdaire, un bain de siège tiède de 10 à 15 minutes, 2 à 3 fois par jour, aide à apaiser la douleur et les démangeaisons. À l'inverse, une compresse froide posée quelques minutes sur la zone de l'anus peut limiter le gonflement, surtout quand l'irritation est marquée.
En complément, une crème hémorroïdaire sans ordonnance achetée en pharmacie peut soutenir le soulagement local. Un nettoyage doux après la selle, avec de l'eau plutôt qu'un frottement répété, aide aussi à soigner la zone sans l'agresser davantage.
Quelle est la durée d'une crise hémorroïdaire et quand s'inquiéter ?
La durée d'une crise hémorroïdaire est le plus souvent de 2 à 4 jours.
En revanche, une consultation devient nécessaire si la gêne dure plus de 7 jours sans amélioration, si la douleur est très intense et fait craindre une thrombose hémorroïdaire, s'il y a une fièvre au-dessus de 38 °C, ou s'il devient impossible d'aller à la selle pendant plus de 48 heures.
Le tabouret physiologique aide-t-il vraiment à soigner les hémorroïdes ?
Oui. En plaçant les genoux à environ 35°, le tabouret physiologique rapproche de la position accroupie et facilite l'évacuation de la selle sans poussée excessive. La différence se joue sur la pression exercée sur l'anus, ce qui peut aider à soigner les hémorroïdes et à limiter les récidives.


